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Prix d’une data room : ce que l’on paie vraiment

Le prix affiché d’une data room dit rarement ce que coûtera la cession. Selon le modèle, la facture dépend du nombre de pages, du nombre de personnes invitées ou de la durée du processus, et c’est presque toujours plus long que prévu.

Les quatre modèles de facturation

À la page

Le modèle historique des grandes opérations. Chaque page déposée est comptée, souvent après un forfait initial. Il pénalise exactement ce qu’une bonne due diligence demande : déposer tôt, déposer tout. Sur une PME dont la data room dépasse dix mille pages, c’est le poste qui surprend.

À l’utilisateur

Un prix par personne invitée, parfois par « siège » administrateur. Il pénalise l’autre bonne pratique : inviter les conseils de chaque candidat plutôt que de faire transiter les documents par e-mail. Trois candidats avec leurs avocats et leurs auditeurs, c’est vite quinze à vingt utilisateurs.

Au mois

Un abonnement, avec un nombre de salles ou un volume de stockage. Le coût dépend de la durée du processus. Une cession prévue sur quatre mois qui en prend neuf coûte plus du double, et la salle ne peut pas fermer avant la signature.

À l’opération

Un forfait pour une cession, quelle que soit sa durée et son volume, parfois avec un plafond. C’est le modèle le plus lisible pour le cédant, et le plus rare, parce qu’il transfère au prestataire le risque de durée.

Ce que coûte une cession réelle

Prenez une PME cédée en six mois, avec trois candidats admis, leurs conseils, et une data room de douze mille pages. Selon le modèle, la même opération se facture entre quelques centaines et plusieurs dizaines de milliers d’euros. L’écart ne vient pas de la sécurité ni des fonctionnalités : il vient de ce que le modèle compte.

La règle simple : un modèle qui compte des pages ou des personnes vous fait payer la qualité de votre propre due diligence. Un modèle qui compte le temps vous fait payer les retards de l’acquéreur.

Ce que le prix n’inclut pas toujours

  • l’archive de clôture : sa production, sa durée de conservation, et parfois sa remise à l’acquéreur ;
  • l’export du registre des consultations, facturé à part chez certains prestataires ;
  • les questions-réponses, proposées en option sur les offres d’entrée de gamme ;
  • le maintien de la salle après la signature, pendant la période de garantie.

Trois questions à poser avant de signer

  • qu’est-ce qui est compté : des pages, des personnes, des mois, ou l’opération ;
  • que se passe-t-il si la cession dure deux fois plus longtemps que prévu ;
  • que reçoit chaque partie à la clôture, et est-ce compris dans le prix.

Chez RIGA, il n’y a pas de facturation à la page. Une cession se prépare, se déroule et se clôture dans une seule data room, avec ses participants réels et leurs conseils, et chaque partie repart avec son dossier de clôture. Les conditions sont indiquées à l’ouverture.

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